Délais des réclamations pour blessures en Ontario : le guide complet
Dernière révision : juillet 2026
Révisé par Marty Mikhail, avocat, autorisé par le Barreau de l'Ontario
Si vous avez été blessé en Ontario, vous avez généralement deux ans pour intenter une poursuite. Mais certaines des réclamations pour blessures les plus courantes comportent des délais d'avis beaucoup plus courts, qui peuvent arriver quelques jours seulement après votre accident. Si vous êtes tombé sur un trottoir municipal, vous pourriez n'avoir que 10 jours pour donner un avis écrit. Si vous avez glissé sur la neige ou la glace sur une propriété privée, vous avez 60 jours. Après un accident de voiture, vous avez 7 jours pour aviser votre propre compagnie d'assurance. Manquer un délai n'est pas toujours fatal à votre réclamation, mais chaque jour compte. Ce guide explique chaque délai en langage clair.
Aperçu rapide : les délais des réclamations pour blessures en Ontario
| Votre situation | Délai clé | Ce que vous devez faire |
|---|---|---|
| Blessé sur une route, un trottoir ou une autre propriété municipale | 10 jours | Envoyer un avis écrit de votre réclamation au greffier de la municipalité, en précisant la date, l'heure et le lieu |
| Glissade et chute sur la neige ou la glace sur une propriété privée | 60 jours | Envoyer un avis écrit, précisant la date, l'heure et le lieu, à l'occupant ou à l'entrepreneur en déneigement |
| Accident de voiture : indemnités d'accident de votre propre assureur | 7 jours pour aviser, puis 30 jours pour présenter la demande | Informer votre assureur de votre intention de présenter une demande, puis soumettre la demande remplie dans les 30 jours suivant la réception des formulaires |
| Accident de voiture : poursuivre le conducteur fautif | 120 jours pour l'avis, 2 ans pour poursuivre | Signifier au conducteur fautif un avis écrit de votre intention de poursuivre, puis intenter votre poursuite dans les deux ans |
| Glissade et chute sans neige ni glace, morsures de chien, produits défectueux et la plupart des autres blessures | 2 ans | Intenter une action en justice dans les deux ans suivant la découverte de votre réclamation |
| Réclamation d'invalidité de longue durée refusée par un assureur | Généralement 2 ans à compter du refus | Intenter une action en justice. Les appels internes n'arrêtent pas ce délai |
Chacun de ces délais est expliqué ci-dessous, y compris ce qui se passe si vous en avez déjà manqué un. Dans bien des cas, un délai manqué peut encore être excusé.
Combien de temps ai-je pour poursuivre pour une blessure corporelle en Ontario ?
La règle générale est de deux ans. En vertu de l'article 4 de la Loi de 2002 sur la prescription des instances de l'Ontario, vous devez intenter votre poursuite dans les deux ans suivant le jour où vous avez découvert votre réclamation.
Le mot « découvert » est important. Le délai de deux ans commence habituellement le jour où vous avez été blessé, et la loi présume que c'est le cas. Mais en vertu de l'article 5 de la Loi, le délai commence le jour où vous avez su pour la première fois, ou auriez raisonnablement dû savoir, quatre choses : que vous avez été blessé, que l'acte ou l'omission de quelqu'un a causé la blessure, qui était cette personne, et qu'une poursuite serait un moyen approprié d'y remédier. Si vous ne saviez pas l'une de ces choses immédiatement, votre délai de deux ans peut commencer plus tard que la date de l'accident. C'est ce qu'on appelle la possibilité de découvrir.
Il existe aussi une limite ultime. L'article 15 de la Loi fixe un délai ultime de 15 ans à compter du jour où l'acte ou l'omission s'est produit, peu importe le moment où vous avez découvert la réclamation. Très peu de dossiers de blessures se heurtent à cette limite, mais elle existe.
Deux ans, cela semble long. Ce ne l'est pas. Bâtir un dossier de blessure exige des mois de collecte de dossiers médicaux, de preuves et d'opinions d'experts. Et comme vous le verrez ci-dessous, plusieurs types de réclamations courantes comportent des délais d'avis qui se comptent en jours, pas en années.
Pourquoi certaines réclamations pour blessures ont-elles des délais de seulement 10 ou 60 jours ?
Le droit ontarien accorde à certains défendeurs, principalement les municipalités et les occupants de propriétés aux prises avec des conditions hivernales, le droit de recevoir tôt un avis écrit d'une réclamation. L'idée est qu'ils ont besoin d'une occasion équitable d'enquêter pendant que la preuve est fraîche : photographier le trottoir, vérifier les registres d'épandage de sel ou interroger l'équipe d'entretien.
Ces délais d'avis sont distincts du délai de deux ans pour poursuivre. Voyez-les comme deux horloges différentes qui tournent en même temps. Donner un avis ne lance pas votre poursuite, et intenter votre poursuite ne remplace pas l'avis. Vous pourriez devoir faire les deux, et l'horloge de l'avis est toujours la plus urgente.
Blessé sur un trottoir ou une route municipale : la règle de l'avis de 10 jours
Si vous avez été blessé en raison de l'état d'une route, d'un pont ou d'un trottoir dont l'entretien relève d'une municipalité, l'article 44 de la Loi de 2001 sur les municipalités de l'Ontario vous oblige à donner un avis écrit de votre réclamation dans les 10 jours suivant la blessure.
L'avis doit être fait par écrit, doit préciser la date, l'heure et le lieu de l'incident, et doit être signifié au greffier de la municipalité ou lui être envoyé par courrier recommandé. Si deux municipalités ou plus sont conjointement responsables de la route ou du pont, le greffier de chaque municipalité doit recevoir l'avis. Il s'agit de l'un des délais les plus courts du droit ontarien des blessures corporelles, et bien des gens n'en ont jamais entendu parler avant qu'il soit déjà passé.
Une dernière chose à savoir au sujet des chutes hivernales sur les trottoirs : en vertu de la Loi de 2001 sur les municipalités, une municipalité n'est responsable des blessures corporelles causées par la neige ou la glace sur un trottoir qu'en cas de négligence grave. C'est une exigence plus élevée que la négligence ordinaire. Cela ne veut pas dire que ces dossiers ne peuvent pas réussir, mais cela signifie que les détails de la gestion de l'entretien hivernal par la municipalité comptent énormément, ce qui est une raison de plus pour laquelle un avis rapide et une enquête rapide sont si importants.
Et si j'ai manqué le délai de 10 jours ?
Votre réclamation peut quand même survivre. La Loi de 2001 sur les municipalités elle-même prévoit qu'un avis manqué ou insuffisant n'empêche pas votre action si un juge conclut qu'il existe une excuse raisonnable et que la municipalité ne subit pas de préjudice dans sa défense. Des blessures graves, une hospitalisation et l'ignorance de la règle ont toutes été prises en compte dans l'analyse de l'excuse raisonnable. La Loi prévoit aussi que l'exigence d'avis ne s'applique pas du tout lorsque la personne blessée est décédée des suites de la blessure. Si vos 10 jours sont passés, ne présumez pas que votre réclamation est terminée. Obtenez un avis juridique immédiatement, car plus le retard est long, plus l'argument devient difficile.
Glissade et chute sur la neige ou la glace : la règle de l'avis de 60 jours
Si vous avez glissé et êtes tombé sur la neige ou la glace sur une propriété privée, comme un stationnement, un centre commercial, une entrée de magasin ou une allée privée, l'article 6.1 de la Loi sur la responsabilité des occupants de l'Ontario exige un avis écrit de votre réclamation dans les 60 jours suivant la chute.
L'avis doit préciser la date, l'heure et le lieu de la chute, et doit être signifié en personne ou envoyé par courrier recommandé soit à l'occupant de la propriété, soit à l'entrepreneur embauché pour enlever la neige ou la glace de la propriété. Heureusement, la loi prévoit qu'un avis donné à l'un d'entre eux vaut à l'égard de tous, même une entreprise dont vous ignoriez l'existence à l'époque. L'occupant et l'entrepreneur sont ensuite tenus de se transmettre l'avis l'un à l'autre.
Cette règle de 60 jours a été ajoutée à la Loi sur la responsabilité des occupants en 2021 et s'applique uniquement aux blessures causées par la neige ou la glace. Si vous êtes tombé sur une propriété privée pour une autre raison, comme une marche brisée, un mauvais éclairage ou un plancher mouillé à l'intérieur d'un magasin, il n'y a pas d'exigence d'avis de 60 jours. Votre délai est le délai de prescription général de deux ans.
Et si j'ai manqué le délai de 60 jours ?
Comme pour les réclamations municipales, un avis manqué ou insuffisant n'est pas automatiquement fatal. La Loi prévoit que le défaut n'empêche pas votre action si un juge conclut à une excuse raisonnable et que le défendeur ne subit pas de préjudice dans sa défense. L'exigence ne s'applique pas non plus lorsque la personne blessée est décédée des suites de la blessure. Encore une fois, la voie la plus sûre est de parler à un avocat sans tarder plutôt que de présumer que la réclamation est perdue.
Les délais après un accident de voiture en Ontario : trois horloges distinctes
Après un accident de voiture, trois délais différents commencent à courir en même temps. Les gens sont souvent surpris d'apprendre que le premier arrive en moins d'une semaine.
1. Sept jours pour aviser votre propre compagnie d'assurance
L'Ontario a un régime d'indemnités sans égard à la faute, ce qui signifie que votre propre assureur verse certaines indemnités peu importe qui a causé la collision. Ce sont les indemnités d'accident légales, et elles peuvent couvrir le remplacement du revenu, les frais médicaux et de réadaptation, les soins auxiliaires et plus encore.
En vertu de la Loi sur les assurances de l'Ontario et de l'Annexe sur les indemnités d'accident légales, vous devez aviser votre assureur de l'accident et de votre intention de demander des indemnités dans les sept jours suivant l'accident, ou dès que possible par la suite. Si vous en êtes incapable en raison de vos blessures, la loi vous permet de vous conformer dès que possible après.
2. Trente jours pour soumettre votre demande d'indemnités d'accident
Une fois que vous avisez votre assureur, il doit vous envoyer rapidement les formulaires de demande accompagnés d'une explication écrite des indemnités offertes. Vous avez ensuite 30 jours à compter de la réception des formulaires pour soumettre votre demande remplie et signée.
Si vous manquez ces délais, l'Annexe prévoit qu'un avis ou une demande en retard ne vous prive pas des indemnités si vous avez une explication raisonnable. Mais un départ tardif peut retarder considérablement le versement de vos indemnités, alors il vaut toujours mieux agir dans les délais.
3. Les délais pour poursuivre le conducteur fautif
Indépendamment des indemnités d'accident, vous pourriez avoir une poursuite contre le conducteur fautif pour vos blessures. Deux échéances s'appliquent. Premièrement, la Loi sur les assurances vous oblige à signifier au conducteur fautif un avis écrit de votre intention de poursuivre dans les 120 jours suivant l'accident. Un tribunal peut prolonger cette période, et intenter votre poursuite sans l'avis n'est pas automatiquement interdit, mais le tribunal tiendra compte du défaut au moment d'adjuger les dépens. Il y a aussi une raison financière de ne pas tarder : les intérêts avant jugement sur vos dommages-intérêts ne commencent à s'accumuler qu'à partir de la signification de cet avis. Deuxièmement, le délai de prescription général de deux ans s'applique au dépôt de la poursuite elle-même.
La Loi sur les assurances exige aussi que vous ayez demandé des indemnités d'accident légales avant d'intenter une poursuite contre le conducteur fautif. C'est une raison de plus pour laquelle l'avis de sept jours à votre propre assureur est la première étape, et la plus urgente, après toute collision.
Blessé par un produit défectueux : combien de temps ai-je ?
Les réclamations contre les fabricants, les distributeurs ou les vendeurs de produits dangereux ou défectueux suivent la règle générale : deux ans à compter du jour où vous avez découvert la réclamation, avec la limite ultime de 15 ans.
La possibilité de découvrir joue un rôle réel dans les dossiers de produits. Les blessures causées par un produit défectueux, un médicament dangereux ou un dispositif médical défaillant ne sont parfois reliées au produit que longtemps après leur apparition. Si vous n'avez appris que récemment qu'un produit peut avoir causé votre blessure, vos deux ans peuvent n'avoir commencé que récemment. Le moment où le délai a commencé est une question juridique qui dépend des faits, et il vaut la peine d'obtenir une opinion plutôt que de deviner.
Les refus d'invalidité de longue durée : le piège de l'appel qui coûte leur réclamation à bien des gens
Si votre réclamation d'invalidité de longue durée a été refusée, vous avez généralement deux ans pour intenter une poursuite contre l'assureur, et ce délai commence généralement à courir à partir du refus clair de votre réclamation par l'assureur.
Voici le piège. Quand les assureurs refusent des réclamations d'invalidité de longue durée, ils vous invitent habituellement à faire appel à l'interne. Vous pouvez envoyer d'autres dossiers médicaux, votre médecin peut écrire des lettres, et l'assureur peut prendre des mois pour répondre, puis inviter un autre appel. On a l'impression de progresser. Mais ces appels internes sont le processus volontaire de l'assureur lui-même, et ils n'arrêtent généralement pas le délai de prescription de deux ans. Des gens passent un an ou plus à faire appel de bonne foi, reçoivent un refus final et découvrent qu'une grande partie de leur temps pour poursuivre s'est déjà envolée. Pour certains, il s'épuise complètement.
Si votre réclamation d'invalidité de longue durée a été refusée, considérez la lettre de refus comme le signal de départ. Vous pouvez quand même poursuivre un appel interne s'il y a une bonne raison de le faire, mais vous devriez obtenir un avis juridique sur votre délai de prescription d'abord, pas après l'épuisement des appels.
Je pense avoir manqué mon délai. Ma réclamation est-elle morte ?
Pas nécessairement. Le droit ontarien contient plusieurs soupapes de sécurité, et savoir si l'une d'elles s'applique à vous est exactement le genre de question à laquelle un avocat devrait répondre avant que vous abandonniez.
Les délais d'avis pour les réclamations municipales et pour les réclamations liées à la neige et à la glace peuvent tous deux être excusés lorsqu'il existe une excuse raisonnable et que le défendeur ne subit pas de préjudice. Les délais des indemnités d'accident permettent une explication raisonnable. Le délai de prescription de deux ans peut avoir commencé plus tard que vous le pensez en raison de la possibilité de découvrir. Et le délai ne court pas du tout pendant certaines périodes, décrites ci-dessous.
La mise en garde honnête : aucune de ces soupapes de sécurité n'est garantie, toutes deviennent plus difficiles à invoquer avec le temps, et c'est un juge qui décide si elles s'appliquent. La seule stratégie de délai qui fonctionne toujours est d'agir tôt.
Les délais s'appliquent-ils aux enfants et aux personnes incapables de gérer une réclamation ?
Le délai de prescription de base de deux ans ne court pas pendant que la personne blessée est mineure et n'est pas représentée par un tuteur à l'instance. Concrètement, un enfant blessé en Ontario a généralement jusqu'à deux ans après son 18e anniversaire pour intenter une poursuite. La même pause s'applique à une personne incapable d'introduire une instance en raison de son état physique, mental ou psychologique, tant qu'elle est incapable et non représentée.
Deux mises en garde pour les parents et les proches. Premièrement, ces pauses s'appliquent au délai de prescription pour poursuivre, mais la preuve se dégrade quand même, les témoins déménagent et les images de caméras sont effacées. Attendre des années pour enquêter sur la réclamation d'un enfant peut lui nuire gravement même si le délai n'est pas expiré. Deuxièmement, les courts délais d'avis et les échéances d'assurance décrits dans ce guide ont leurs propres règles, et l'hypothèse la plus sûre est qu'ils doivent quand même être traités rapidement au nom de la personne blessée.
Une note sur les blessures au travail
Si vous avez été blessé au travail et que votre employeur est couvert par le régime d'assurance contre les accidents du travail de l'Ontario, votre réclamation passe généralement par la WSIB plutôt que par les tribunaux, et la WSIB a ses propres délais distincts de déclaration et de dépôt. Les réclamations pour blessures au travail auprès de la WSIB suivent un système différent des réclamations décrites dans ce guide.
Foire aux questions
Combien de temps ai-je pour poursuivre après une glissade et chute en Ontario ?
Généralement deux ans à compter de la chute. Mais si vous avez glissé sur la neige ou la glace sur une propriété privée, vous devez aussi donner un avis écrit dans les 60 jours, et si vous êtes tombé sur une propriété municipale, un avis écrit peut être exigé dans les 10 jours.
Combien de temps ai-je pour poursuivre la ville après une chute sur un trottoir ?
Vous devez donner un avis écrit au greffier de la municipalité dans les 10 jours suivant votre blessure, en précisant la date, l'heure et le lieu. La poursuite elle-même doit généralement être intentée dans les deux ans. Un juge peut excuser un avis tardif lorsqu'il existe une excuse raisonnable et que la municipalité ne subit pas de préjudice.
Quel est le délai pour demander des indemnités d'accident après un accident de voiture en Ontario ?
Avisez votre propre assureur dans les sept jours suivant l'accident, ou dès que possible. Après que l'assureur vous a envoyé les formulaires de demande, vous avez 30 jours pour soumettre votre demande remplie.
Faire appel de mon refus d'invalidité de longue durée prolonge-t-il mon délai pour poursuivre ?
Généralement non. Le processus d'appel interne d'un assureur n'arrête pas le délai de prescription de deux ans, qui court généralement à partir du refus clair de l'assureur. C'est l'un des malentendus les plus courants et les plus coûteux dans les réclamations d'invalidité.
Le délai de deux ans commence-t-il toujours le jour de l'accident ?
Habituellement, et la loi présume que oui. Mais le délai commence en réalité quand vous saviez, ou auriez raisonnablement dû savoir, que vous étiez blessé, que quelqu'un l'avait causé, qui c'était, et qu'une poursuite serait un recours approprié. Si l'un de ces éléments n'est devenu clair que plus tard, votre délai peut être plus tard lui aussi.
Un délai manqué signifie-t-il toujours la fin de ma réclamation ?
Non. Les règles d'avis de 10 jours et de 60 jours peuvent être excusées pour une excuse raisonnable lorsque le défendeur ne subit pas de préjudice, les délais des indemnités d'accident permettent une explication raisonnable, et la possibilité de découvrir peut repousser le début de la période de deux ans. Mais rien de tout cela n'est garanti, et le retard rend chaque argument plus difficile. Si vous pensez avoir manqué un délai, obtenez un avis juridique immédiatement.
L'essentiel
Chaque délai de ce guide est plus court en pratique qu'il en a l'air sur papier. La preuve disparaît, les souvenirs s'estompent et les arguments qui excusent un avis tardif s'affaiblissent chaque semaine qui passe. Si vous avez été blessé en Ontario, la chose la plus protectrice que vous puissiez faire pour votre réclamation est de savoir où vous en êtes dès maintenant.
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